Zéro déchet : courses et menus à la semaine

Il y a tout juste un an, je n’étais pas encore dans une démarche zéro déchet. Comme de nombreuses personnes, je faisais “les grandes courses” une fois par mois. J’achetais des produits frais, des conserves, des pizzas surgelées, du Nutella par 2… Je n’aimais pas faire les courses. Je détestais ça depuis l’arrivée des enfants. Je considérais cela comme une perte de temps sachant que derrière, j’allais devoir cuisiner alors que je n’aimas plus ça.

La cuisine, parlons en. C’était une corvée. Réfléchir tous les jours à ce que nous allions manger, faire un menu pour les enfants, pour Arnaud et moi, 7 jours sur 7, mais quelle horreur.

Faire les courses et cuisiner répondaient alors au seul besoin primaire de se nourrir. Il n’y avait aucun plaisir dans la démarche.

Lorsque je me suis trouvée débordée et que j’ai commencé à chercher comment me simplifier la vie, j’ai posé beaucoup de questions sur Instagram. Certaines personnes me disaient faire leur courses à la semaine. Elle achetaient moins, moins souvent et mangeaient plus de produits frais. J’aimais l’idée mais je la trouvais bien trop difficile à mettre en oeuvre.

Et puis, un jour, ma route à rencontré celle du zéro déchet et ce fut la révélation : j’avais faux sur toute la ligne. Ce qui selon moi me compliquerait la vie allait en réalité la simplifier. Étonant, n’est ce pas! En lisant Zéro Déchet de Béa Jonhson, La famille zéro déchet et de L’art de l’essentiel, j’ai compris que je devais revenir à l’essentiel, au minimum suffisant, au minimalism. Et cela, dans ma relation avec l’alimentation et la cuisine y compris.

La première des choses pour changer d’organisation a été de me documenter.

Les livres sus cités m’ont permis de comprendre que le fonctionnement à la semaine était facilement réalisable, et qu’au delà du fait de me simplifier la vie, il nous permettrait de vivre plus sainement, réduire nos déchets et faire des économies.

Voici la démarche que j’ai suivi pour adopter ce nouveau fonctionnement :

 1. Réfléchir à une nouvelle organisation 

Chez nous, elle passerait par :

  • l’arrêt de la consommation de viande en semaine
  • l’arrêt de l’achat de biscuits et autres produits alimentaires prêt à consommer (pizzas, nuggets, conserves…)
  • la consommation de légumineuses et de produits secs en général (plus de féculents et graines)
  • l’achat en vrac et auprès des petits commerçants plutôt qu’en grande surface

2. Acheter ou emprunter des livres de recette pour s’inspirer et acquérir de nouveaux automatismes culinaires

Après avoir mangé de la viande à chaque repas tous les jours pendant près de 30 ans, il m’était indispensable de développer une nouvelle culture culinaire. La viande a toujours été l’élément principal du repas et le reste n’était qu’accompagnement. Je devais trouver comment me passer de viande sans avoir l’impression qu’il ne manque quelque chose. J’ai ainsi appris à utiliser les épices, les fromages, les graines mais aussi le pain par exemple autrement, en exploitant vraiment leur potentiel au lieu de les voir simplement comme des accompagnements.

3. Établir le programme des menus de la semaine

Pour me simplifier la vie et éradiquer la fameuse question “qu’est ce que l’on mange ce soir”, mais aussi pour dresser une liste de courses en fonction du nécessaire pour la semaine, j’ai commencé par planifier les menus à la semaine.

Voici notre programme :

Voici de quoi faire votre programme :

4. Choisir le jour privilégié pour faire les courses

J’ai choisi le samedi mais dans les faits, c’est plutôt le samedi ou le dimanche.

Chaque samedi donc, je fais mon menu de la semaine. En faisant le menu, je note les ingrédients que je dois acheter pour sa réalisation. Ainsi, je n’achète que ce dont j’ai besoin et j’ai toujours sous la main le nécessaire pour effectuer les recettes prévues.

Dès que j’ai un moment, le samedi ou le dimanche, je pars pour 1h de courses.

En fonction des menus choisis pour la semaine, je prends des produits frais, de la charcuterie, un peu de viande, beaucoup de fromage, des yaourts, des oeufs, du beurre, de la crème fraiche.

Environ une fois tous les mois et demi, je me rends dans des épiceries de vente en vrac pour faire le plein de produits secs à la conservation longue. Pâtes, riz, café, sucre, pois chiche, lentilles, haricots, farine, noix de coco râpée, huile de coco…,

À une fréquence un peu plus espacée, je me rends en grande surface acheter les produits les basiques du quotidien tels que le papier toilette, de la moutarde, les sacs poubelle… Je vais également en boutique spécialisée acheter des produits d’hygiène sains.

À une fréquence encore plus espacée, je dirai environ tous les 3 mois, je me rends chez le primeur et j’achète des cagettes de fruits et légumes de saison. J’en fais des compotes, des jus, des surgelés ou des bases cuisinées pour des futures préparations (coulis, purée, poêlée)…

Ainsi, chaque semaine, j’achète le nécessaire pour la semaine à venir. Il s’agit donc principalement de produits frais à consommer dans la semaine. Un peu plus d’une fois par mois, j’achète les produits secs en quantité suffisante donc pour tenir 1 à 3 mois. Et une fois tous les 3 mois à plus, je remplis mon congélateur pour assurer une base de fond et pour me permettre d’être réactive à la dernière minute si l’on reçoit des invités par exemple. Ainsi, si vous arrivez chez moi en pleine semaine, le réfrigérateur vous semblera peut être parfois vide, mais les placards et le congélateur ne sont généralement pas en reste.

5. Penser à finir les restes avant de cuisiner à nouveau

Notre samedi est libre de menu. C’est le weekend, nous sommes souvent absents et quand nous sommes présents, nous avons un rythme plus cool. Ce jour là, nous finissons volontiers les restes.

Il est important d’être flexible sur sa liste de menu. S’il y a beaucoup de restes et qu’ils s’accumulent au fil des jours, je vais laisser en stand by le menu prévu pour la journée pour finir les restes afin d’éviter de stocker trop longtemps de la nourriture pour souvent finir par la jeter!

Ainsi, s’il y a des restes et qu’un menu n’est finalement pas réalisé alors que les courses ont été faites, je le bascule sur la semaine suivante, tout simplement. Il y aura donc moins de courses à faire cette semaine là…

Pour finir sur cet article de la parfaite ménagère de 30 ans, je dirais qu’après 4 mois de fonctionnement sur ce principe, j’ai trouvé mon parfait équilibre en cuisine. Alléluia! Je ne me demande plus ce que l’on va manger. J’ai intégré une nouvelle manière de cuisiner et d’associer les aliments. De ce fait, je ne regarde quasiment plus les livres de recette et parfois, je ne fais même plus de menu pour la semaine. Je fais mes courses en prenant les produits qui m’inspirent et je laisse parler ma créativité dans la semaine, toujours en respectant la base à cuisiner en fonction du jour pour ne plus me demander ce que je vais cuisiner.

Voilà, vous savez tout sur mon fonctionnement pour les courses et la cuisine. Avec cette nouvelle rigueur, j’arrive à m’occuper seule des courses et de la préparation des repas pour notre famille de 4 sans que cela ne soit une corvée. C’est ma petite victoire de 2018.

Pour compléter cet article, je ferai le bilan demain sur ma démarche dans le zéro déchet après bientôt un an. Vous comprendrez ainsi pourquoi je n’achète plus certains éléments que vous trouvez peut être manquant dans la liste des courses évoquée plus haut.

Merci de m’avoir lue.

Fabienne

One comment

  1. […] je vous le disais ici, nous avons considérablement réduit notre consommation de viande et nous mangeons principalement […]

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