Kimia café : le projet fou d’une vie 1/…

Je regarde le Kimia café et je suis émue aux larmes. Comment ai-je pu imaginer un tel projet? Comment?

Tout à commencé en octobre 2016. J’étais wedding planner au sein de l’agence que j’avais créé et je travaillais dur pour peu de retour. Après un déménagement en octobre, je m’interrogeais sur l’avenir de mon agence.

J’ai participé à une rencontre inspirante avec Hapsatou Sy lors d’une soirée dans son showroom. Elle partageait son expérience à une poignée de femmes et répondait à nos questions. Je l’ai entendu dire que sa première expérience entrepreneuriale fut un fiasco. Elle avait mis des centaines de femmes au chômage, était devenu la risée de la presse, ce fut un moment douloureux de son parcours. Et puis, elle s’est relevée. Elle a retenté l’aventure entrepreneuriale, s’est renouvelée et a connu un nouveau souffle, bien plus grand que le premier.

Suite à cette soirée, à ces paroles, j’ai eu le courage de me dire qu’à ce stade, j’allais dans le mur avec mon agence de wedding planner. J’étais seule, je travaillais énormément, je prenais des risques inutiles et cela, pour peu de résultat. Il était temps de se rendre à l’évidence : je devais arrêter.

C’est la tristesse dans l’âme que je me suis rendue à l’URSSAF déclarer une cessation d’activité. Une sombre période.

Un mois plus tard, en novembre 2016, je reprenais un travail d’infirmière dans un laboratoire de prélèvement. Je me déplaçais à domicile et dans les établissement de santé pour faire des prélèvements sanguins. Un travail purement alimentaire et d’un ennui mortel pour moi qui ai besoin d’adrénaline au travail et qui travaillais en réanimation auparavant.

Et pourtant, c’est lors cette période qui fut l’une des plus difficiles de ma vie qu’est né le projet du Kimia café.

Je vivais à Bagnolet, j’avais un fils de 2 ans et j’avais du temps après le travail. Chaque jour, je faisais une sortie avec lui. J’essayais de trouver des lieux de loisir et de culture accessible aux enfants et aux parents. Je voulais que mon fils apprécie nos sorties, mais je voulais, moi aussi, y prendre plaisir.

J’ai commencé à fréquenter les ludothèques, les lieux d’accueil parents-enfants, et j’ai beaucoup aimé ces concepts : se retrouver dans un lieu qui mette à disposition des jeux pour les enfants de tout âge accompagnés de leurs parents. En écumant ces lieux de loisir, j’ai commencé à déplorer le fait qu’ils soient bien souvent un peu trop centrés sur l’enfant et pas assez sur l’enfant ET le parent. Je voulais faire plaisir à mon fils, oui, mais je voulais voir autre chose que des jouets en plastique ou des décorations beaucoup trop infantiles.

J’ai commencé à m’intéresser aux cafés kids friendly, ces lieux à la programmation éclectique qui accueillent aussi bien les adultes que les enfants. J’ai aimé le concept. J’en ai cherché, et à ma grande surprise, j’en ai peu trouvé.

Sans trop réfléchir, j’y ai vu une opportunité : comment, dans une ville comme Paris, ce type de lieu pouvait se compter sur les doigts de la main? Et si moi, Fabienne, en mal d’entrepreneuriat, forte d’une première expérience qui fut un fiasco mais qui m’a néanmoins permis d’apprendre suffisamment pour me sentir d’attaque pour porter un tel projet, osais créer un lieu similaire?

Voilà, tout est parti de là.

J’ai eu un besoin, je n’y ai pas trouvé de réponse, et très naïvement, je me suis dit que j’allais y répondre. Si j’avais ce besoin, d’autres parents l’avaient forcément. Je tenais un besoin et un marché potentiel encore peu exploité : je pouvais au moins essayer.

Fabienne

2 comments

  1. T’es une femme motivante, courageuse, Ambitieuse…juste love

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.